Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]





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 Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]

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Dolores Aima
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MessageSujet: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Lun 23 Mai - 11:36

Un quotidien d'errance, d'assassinats en tout genre et sur n'importe qui. Ma vie se résumait à ça depuis quelques années déjà. Un quotidien solitaire, sanglant mais particulièrement délectable. Du moins, ce quotidien l'était jusqu'à ce que la solitude commence à me peser tout comme le nombre en chute libre de demandes d'assassinats. Je commençais à m'ennuyer ferme, en manque. Un autre problème avait fait surface : ces maudits exorcistes. Ces humains qui se prenaient pour les apôtres de Dieu. Je les haïssais, oh que oui, je les haïssais. Chaque fois que j'entendais ce mot ou le mot innocence, une intense envie de massacre me prenait. Je ne sais d'où elle venait, c'était instinctif mais une chose était sûre, j’avais bien envie de me mesurer à l’un d’eux et leur faire connaitre la mort dans les douleurs les plus atroces.

Ma solitude et les diverses demandes de meurtre m’avaient menés sur bien des continents et une ribambelle de pays tous aussi différents les uns que les autres. Quand je dis différents, je parle bien sûr en termes de coutumes, de nourriture, de paysages car au fond, tout ces pays sont peuplés de la même race, une race des plus stupide, naïves, des proies de choix tellement facile à tuer que cela peut parfois en devenir désolant. Les humains. Les plus faciles à berner sont les hommes, de mon point de vue bien évidemment. Je ne séduis pas, je trouve ce genre de pratique dénué d’intérêts et il est rare de toute façon qu’un homme vous laisse partir tranquillement alors que vous l’avez aguiché. Bref, même si je tue plus souvent des hommes, il m’arrive de m’attarder sur une femme ou un enfant. Je ne suis pas trop difficile vous savez, du moment que je peux infliger la douleur à ces misérables, qu’importe qu’il soit vieux, jeune, que ce soit une femme ou autre. Ils ont tous les mêmes réactions et c’est à chaque fois un pur moment de délice.

Je commençais d’ailleurs à avoir une intense envie de meurtre et décidais de m’attarder un peu plus dans un village de pêcheurs, en Nouvelle-Zélande. Je m’étais retrouvée ici car celons certaines rumeurs, il y aurait sur cette îles des personnes travaillant pour l’Ordre. Depuis le temps que je cherchais une occasion de mettre la main sur ce spécimen humain. Je comptais obtenir quelques informations supplémentaires, à ma manière. Les gens d’ici étaient particulièrement stupides, à croire que toutes les personnes qui posent le pied chez eux est forcément une bonne personne avec des intentions charitables, des saints. Oh, je pouvais me considérer comme charitable, dans un sens, je leur ôtais le fardeau que représente leur vie. Vie que je comptais bien prendre à ce joli couple de pêcheurs que j’avais pris pour cible.

Ils étaient assis, regardant la mer mais la femme me semblait quelque peu distraite, vous savez, le genre de personne qui laisse toujours une oreille sur écoute afin de capter tout les ragots du coin. Je m’étais approchée d’eux puis les aborda de manière polie et gentille, il faut savoir se mettre à leur hauteur si l’on veut que la mission réussisse. Je leur avais demandé de m’accompagner hors de la ville en leur faisant croire que je m’étais perdue et que je cherchais le chemin pour la ville voisine. Bien évidemment, je jouais le rôle de l’humaine complètement cruche, incapable de comprendre une seule explication sans qu’on lui montre réellement. Les deux étaient tombés dans le panneau et me menèrent hors de la ville, sur la route. La femme se montrait particulièrement bavarde, ce qui ne me déplut pas car je pus ainsi les mener hors du chemin, dans les bois environnant.

La femme se montra très loquace mais pas assez à mon goût et l’homme commençait à prendre un peu de recul et se montrait plus prudent et réservé. Je devais agir rapidement sinon la situation risquait de m’échapper. La chance me sourit, la femme avait vu des gens habillés de manière étrange, portant de longs manteaux noirs décorés d’une sorte de croix argentée. Elle ajouta qu’ils étaient partit voila trois ou quatre jours vers le sud de l’île. Je souris, elle venait, sans le savoir, de me donner ce que j’étais venue chercher, et aussi, de signer leur arrêt de mort.

Elle continuait de parler et cela commençait à devenir lassant. Je décidais donc de commencer par elle. Avant tout de chose, je pris soin de clouer son compagnon sur un arbre grâce à un lancer rapide de dagues. La douleur le fit crier, le voir ainsi me fit jubiler. Je me retournais vers la femme qui s’était mise à hurler. Je me mis à rire, c’était inutile, nous étions assez loin dans les bois pour que personne ne l’entende. Je pris une autre dague en main puis avança vers elle. La terreur se lisait sur son visage à tel point qu’elle faillit perdre connaissance quand elle se trouva acculée contre un arbre. Mon déplacement se fit rapidement et sans bruit, ma main vint se plaquer contre sa gorge, la lame de la dague, quand à elle, s’enfonça doucement dans son ventre. Son cri raisonna dans mon oreille, son sang coulait sur ma main et moi, je riais, savourant cet instant privilégié. Je pris beaucoup de temps à torturer la jeune femme à tel point qu’elle finit par mourir, vidée de son sang et non de ses blessures. Je me retournais, abandonnant le corps sans vie de la femme, pour m’occuper de son compagnon. Sa mort fut plus rapide, n’ayant pas crié, je l’avais trouvé décevant et avait donc abrégé sa mort non sans l’avoir émasculé avant. Ma besogne et mon plaisir terminé, je sortis des bois, laissant les deux corps à la merci des charognards.

Le chemin promettait d’être long jusqu’au sud de la Nouvelle-Zélande mais ce n’était pas grave car cela signifiait plusieurs villages à traverser, donc plusieurs humains à tuer. Je quittais rapidement le village de pêcheurs non s’en mettre renseignée avant sur les routes à suivre et les villes jalonnant le parcours. Le vieux qui m’avait éclairé me conseilla de faire attention, il paraitrait qu’un tueur sévissait dans les parages. Je remerciais le vieux d’un faux sourire, je l’aurais bien torturé pour le remercier mais ça ne serait pas passé inaperçu. Je pris donc la route en ayant refoulé dans un coin de ma tête ce tueur. Bah, surement un humain quelconque, ce n’était pas une menace pour moi. J’avais de toute façon de la route à faire et ma prochaine destination était une auberge dans la prochaine ville que je devrais normalement atteindre le soir.
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Lo Jan
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Mar 24 Mai - 21:50

    Ses yeux sortaient doucement de leurs orbites. Un faciès froid en observait un autre, ce dernier rongé par la peur et la douleur. Une douleur bien courte, ma foi. Comme un bouchon de champagnes, ses yeux sautèrent dans un « pouf » tout drôle et dans des gerbes sanguinolentes. Il n’avait pas eu le temps d’un cri. Le reste de son visage était comme desséché. Sa peau fripée n’était plus que collée à son squelette considérablement discernable. La désolation l’avait gagné, mais pas comme Lo devait normalement le faire. Contrairement aux autres Noah, il ne tirait aucun plaisir au meurtre. Et pourtant, depuis plusieurs jours, il n’avait fait que ça. Tuer. Semer cette inquiétude, cette désolation dans ces contrées autochtones. Tout ceci parce qu’il avait loupé ce maréchal exorciste qui avait réussi à choper l’innocence qu’il avait été sensé bousiller. Une arme à glace tout comme lui qui avait la lumière comme pouvoirs. Un mec qui devenait sérieusement inquiétant tout comme la plupart de ses pairs d’ailleurs. Il avait juré de le retrouver, mais encore une fois, il avait échoué, ce qui ne lui ressemblait pas du tout. Cette succession d’échecs nouveaux marquait en lui la douleur d’un travail mal accompli. Le comte ne le gronderait pas. Certainement pas. Mais il était rongé par le remord. Ce pourquoi il faisait subir ses déboires aux autres. Sans raisons. Et silencieusement. Ce salopard représentait bien son sentiment. On fait peut être dans l’inattention et dans le silence, mais on frappe fort sans laisser ne serait ce qu’une chance à quiconque. Et puis, ces tueries favoriseraient un bon nombre d’akumas. Akumas dont il avait envie d’ailleurs. Il voulait coucher avec une femme. Et rien de tel qu’un akuma dans la peau d’une belle humaine, rongé par la hantise que de se faire tuer, alors que dominé par son maitre. Ces petites choses du comte étaient quand même divertissantes. Ouaip. Dans un sens. Surtout qu’il n’avait plus besoin de passer par des filles de joies pour se faire rudement plaisir. Sans doute. Fallait p’être qu’il arrête de se rabaisser en pratiquant l’acte avec des humaines…

    Parce que ça avait le don d’énerver ses pairs. Pairs avec qui il voulait être en de bons termes. Du moins un minimum. Même si après, chacun faisait ce qu’il avait envie de faire. Et basta quoi. D’ailleurs, quel avait été l’hurluberlu qui était parti le vendre pour pas deux sous auprès du comte ? Il ne savait pas, il ne savait plus. Il s’en foutait en fait. Et puis quoi encore ? Était-il le seul à côtoyer des humains chaque jour qui passait ? Non bien sur. Alors la morale, il pouvait s’la garder dans leurs culs. Parce que ça l’faisait chier dans un sens. Même si après, il prenait sur ses larges épaules qui pouvaient contenir ce genre de responsabilités sans problèmes ; le tout sous un rictus moqueur qu’on lui connaissait bien. Et puis avec son don d’ubiquité, le gobelin grassouillet pourrait bien le choper dans une chambre. Ce qu’il savait. Ce dont il s’en foutait aussi puisqu’il ne ferait rien, si ce n’est peut être profiter du spectacle. Ouais. Il gère ce Noah. Il n’était non pas baigné dans le « je m’en foutisme » pur et dur, mais voilà quoi. Il faisait ce qu’il voulait. Tout comme eux. P’être qu’il fallait qu’il leur montre son pouvoir. Ce pouvoir que lui a accordé son sentiment originel. Mais on verrait ça pour plus tard. Rien ne pressait. Ou peut être si. Car il sentait de loin, une présence tout à fait intéressante. Un peu comme s’il la connaissait depuis un bail. C’était pas un autre Noah par hasard ? Sans doute que si. Même si malgré son excitation traduit par sa légère chair de poule qui lui donnait envie de courir vers cette personne comme un puceau qui avait enfin l’opportunité de gouter au fruit défendu, il semblait ne pas connaitre son réceptacle. Bien. Très bien. On allait allez voir qui c’était tout de même. Surtout que cette personne devait avoir eu vent de ses différents méfaits depuis qu’il avait foulé les terres de ce continent pas si éloignée que ça de l’arche. ‘Fin, le monde en lui-même est vastement petit. Chose qu’il avait appris à ses dépends. De quoi former une expérience notable…

    Et puis il lâcha l’autochtone à la carrure plus massive que la sienne. Encore un imbécile qui avait voulu l’attaquer parce qu’il empiétait dans son jardin personnel. Jardin très bien fourni dont il s’était bizarrement prit d’affection en bon cuisinier qu’il était. Parce qu’il y en avait des choses à cuisiner mielleusement. Mais il y reviendrait plus tard pour se servir convenablement. Pour le moment il lui fallait impérativement voir cette personne. Et oui ! Ca pouvait être vachement marrant de papoter avec un Noah. Surtout si c’était une gironde comme il les aimait. Mais trêve de bavardage. Le temps lui, passait et cette personne n’allait sans doute pas l’attendre vu qu’elle semblait continuer son chemin. Chemin qu’il allait pouvoir intercepter. Il le sentait comme ça d’ailleurs. Alors, il avait gardé son apparence de Noah, avant de gambader ici et là comme un vrai mâle dominant en quête de sa femelle à dompter, terrassant les épines et abattant ces gros arbres qui le gênaient dans sa course. Ses cheveux virevoltaient au gré du vent, son ton était sauvage, ravageur, comme celui d’un battant qui n’avait aucunement envie de perdre. Oui. Quand il rencontrait sa seule famille, Lo avait un semblant de bien être encrée en son sein. Il était pour ainsi dire, heureux. Ce qui était extrêmement rare. Et puis il finit par aboutir aux abords d’un sentier. La présence était lointainement proche. Pour dire qu’il reprendrait certainement ce chemin. Ne faisant trop pas attention au paysage qui l’entourait et vêtu d’un simple pantalon et de son arme à la taille, l’héritier déchu des Jan prit place sous un cocotier, avant de s’allumer une clope. Malgré son imposante stature, il n’était pas tellement visible. Surtout qu’avec la peau grise dans un temps pluvieux, ça arrangeait pas les choses. Tilt effectué, il reprit donc son apparence humaine, s’accouda au tronc de l’arbre, avant de se passer un clope au bec qu’il alluma… Avant de voir cette personne qui passait enfin son niveau… Et niveau esthétique, c’était pas pour le déplaire…

    • Hey ma jolie… Tu viens faire mumuse avec moi… ? Ton gros derrière m'intéresse bien.

    Le ton avait été silencieux dans une pose charismatique... « A la dure quoi. » Silencieux mais un brin viril. De quoi lui faire entendre sa voix. Et son envie naissante, face à une beauté de la nature… et du comte, soit dit en passant.

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Dolores Aima
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Mer 25 Mai - 11:59


Une journée de marche, voilà ce qui m'attendait et rien dans les parages pour assouvir mes envies hormis mon propre corps. Il n'y avait pas un seul humain, pas le moindre enfant, femme, hommes, rien. Que du vert, des arbres, des pâturages et des bestioles à s'en faire exploser le ventre. En parlant de ventre, la faim commençait à me tirailler, il était peut-être temps de passer à table. Je sortis quelques vivres de mon sac et mangea tranquillement, assise sur un rocher en bord de route. Je levais les yeux vers le ciel puis tourna la tête pour suivre le chemin que je devais prendre. Les nuages gris au loin ne me présageaient rien de bon, il devait faire un sale temps là-bas. Bon, pas le temps de contempler les masses nuageuses, j'ai encore du chemin devant moi.

Plus j'avançais sur la route, plus les nuages s'amoncelaient et plus je ressentais la présence d'une personne pas normale dans les parages. Serait-ce le tueur en question ? Question intéressante qui me fit un peu accélérer le pas pour me faire ralentir après. A quoi bon se presser, si cette personne avait trouvé de quoi s'amuser en ville, il n'allait pas quitter ce lieu si vite. Je m'arrêtais en plein milieu de la route, mon regard fixé vers la masse noire que j'apercevais au bout de la route : la ville était proche. Enfin, je commençais à en avoir plein les pattes, une envie de torture me démangeait terriblement et j'avais une intense envie de rencontrer ce fichu tueur. J'allais empiéter sur ses plates-bandes, je me demande comment il prendrait la chose et cette idée me fit doublement sourire.

Un frisson de plaisir me parcourut l’échine quand je me mis à penser aux nombres d’humains planqués dans cette ville, je voyais déjà les visages barrés par les rictus de douleur, le sang coulant en fines rivières sur le corps de mes futures victimes. Ah quelle belle symphonie que les cris de douleur ! Je sortis une dague et m’entailla légèrement le bras, un long soupir de plaisir s’échappa de mes lèvres puis je me repris et continua ma route. Je devais avoir quelques heures encore avant la nuit, ce qui me montra donc que j’avais été plutôt rapide sur le trajet, tant mieux, cela me laisserais plus de temps pour découvrir l’endroit où je me rendais et chercher une auberge.

La présence étrange que j’avais perçue à l’approche de la ville se faisait de plus en plus imposante. Je fronçais les sourcils tout en marchant, cherchant à déterminer ce que ça pouvait être quand la solution me parvint : on dirait un Noah. Ah mais tout s’explique maintenant, le tueur n’est pas un humain, c’est un Noah. La partie risquait d’être intéressante. Tomberais-je donc sur un des chiens du comte ? Par contre, je croisais les doigts pour qu’il ne s’occupe pas des exorcistes, c’étaient mes proies et je ne tolérerais pas que l’on me les subtilise. Je continuais ma marche en pensant en même temps quand une voix fortement masculine me stoppa au milieu de la route.

Première pensée : c’est qui ce gros balourd ? Deuxième pensée : encore un crétin en manque. Troisième pensée : plutôt intéressant, je pourrais peut-être m’amuser avec lui. Pas de quatrième pensée car je venais de me rendre compte que le tas de muscle qui m’avait hélé…….devait être le Noah en question. Je décidais de rester sur le chemin mais je ne me démontais pas.

- Mon gros derrière comme tu dit se mérite et quand on est polit on se présente. Mais si tu souhaite t’amuser avec moi, soit, je t’attends, ton corps m’intéresse.

Mes pieux apparurent dans mes mains, une lueur de défi on fond du regard et l’envie sauvage d’entailler chacun des ses muscles, entrejambe y compris. Un sourire se dessina sur mon visage, Noah ou non, il tombait à pic. Je n’attendis pas sa réponse et lança l’une de mes armes dans sa direction, ou plutôt, entre ses jambes. Un sourire de franc plaisir accompagnant mon geste.

- Oups, désolé. Ce que je peux être maladroite. Avec le ton de fausse innocence. Oh, peut-être t’attendais-tu à autre chose ?

Provocation gratuite mais j’avais envie de jouer, de connaitre la résistance de sa chair, jusqu’à quel point je pourrais l’entailler. Profondément ou pas ? J’avais aussi envie de ma dose de douleur, c’est tellement plus délectable quand on la subit. Un petit combat pour me motiver, me mettre en appétit. Il m’avait l’air d’être un adversaire coriace et ça me plaisait et puis, baraqué comme il l’était, ça serait surement très intéressant.

- Dit moi, qu’est-ce qui se cache derrière ce tas de muscles ?

Je m’avançais pour récupérer mon arme, préparant la deuxième en vue. Puisqu’il semblait être en manque, je comptais donc user en même temps d’un peu de sensualité. Je ne suis pas une séductrice dans l’âme mais je sais me débrouiller quand je veux, surtout quand j’en ai besoin, chose assez rare néanmoins puisque les hommes viennent à moi sans que je bouge le petit doigt. Mon décolleté m’aida dans ma tâche en lui offrant une jolie vue quand je m’abaissais pour récupérer mon arme. Il aurait été derrière moi, il aurait profité de la vue de mon derrière, dévoilé par ma jupe un peu courte. Et oui, je ne séduis peut-être pas mais j’aime m’habiller de manière féminine voir provocante. La question maintenant était : qu’allait-il faire ?
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Mer 25 Mai - 19:43

    Confirmation. Il n’avait jamais vu cette créature que ce soit dans l’arche où autre part. Alors c’était elle, la « fameuse pair » qu’il avait senti… Ah ouais quand même. Elle tombait à pic là. Depuis le temps qu’il n’avait rien fait, l’don du comte était pour ainsi dire fabuleux. Sa providence était tracée par lui et pour lui. Le hasard n’était certainement pas de mise dans ce genre de situations. Et puis, il finit par caser un petit sourire au coin de ses lèvres, quand il vit sa première expression. Ce mélange d’exaspération, de questionnements et d’intéressements. Successivement bien entendue. Oui, elle s’était arrêtée. Ce fait même trahissait un certain engouement pour l’homme qu’était Lo. Quoi ? Elle bavait déjà sur ses tablettes de chocolats au lait ? Ah… Non. Rectification. Elle semblait plutôt le trouver niais. C’était surprenant. C’était nouveau. Mais après ça n’changeait pas grand-chose à ses aspirations. Culbuter son gros derrière dans la ville voisine ou dans la forêt tout près. Point barre. Après elle pouvait faire tout ce qu’elle voulait sans qu’il lève le petit doigt. Tant qu’elle n’était pas une partisane de ce connard de quatorzième. Ouais, ce dernier. Lo avait une dent grave contre lui. Comment oser s’attaquer à son Dieu ? Il se fichait complètement de certaines décisions de son supérieur, mais ne pouvait se targuer de faire une chose : Le trahir. Lui qui l’avait sauvé de cette déchéance de ces pitoyables humains. ‘Fin, heureusement que beaucoup pensaient comme lui. Là au moins, il était fier de ceux qu’ils pouvaient appeler « ses frères ». Mais plus les secondes s’égrenaient et plus elle donnait l’impression d’être soit une neutre, soit aux côtés de Neah. Pourtant, il y avait une bonne chose de distrayante dans toute cette histoire : Elle avait un sacré tempérament et ce n’était pas pour le déplaire. Plus c’est difficile à avoir, mieux c’est. Une indompté qu’il voulait dompter. Elle avait de quoi être fière cette bonne femme aux formes comme il faut et là où il faut. C’pas tout le monde qui intéressait un tant soit peu le gros malabar. Il y avait les autres femmes ; quoique c’était pas la même chose. Du coup, il avait tout simplement cumulé du sable dans ses mains en formant un mini bouclier qui protégeait sa kekette de son attaque. Le pieu s’enfonça loin dans sa défense et manqua d’érafler son pantalon. De peu quoi. Fallait qu’il fasse donc attention. Mine de rien, elle en avait dans l’bide cette petite chipie bonne à user sans pitié ni quelconque éthique. ‘Fin, je m’égare…

    • C’qui se cache derrière ? Un homme qui a envie de toi ? Woow. T’as de gros seins en plus. J’ai gagné au pactole on dirait…

    Elle avait été plus vive, ouais. Sa voix quoi. Lui qui n’a pas l’habitude de parler pour rien dire. Faut dire que dans sa position faite exprès, elle l’émoustillait, mais énormément. Il hésitait le bon et grand brun. D’un côté, elle l’avait attaqué et ça titillait son égo d’homme viril qui se devait de lui flanquer une bonne raclée. De l’autre, sa position incitait à la luxure à la débauche la plus totale. Elle n’aurait pas été une Noah, il l’aurait bien travaillé ici, sur place. Mais un mal pour un bien dirons nous, puisqu’il s’était permit -En bon gros pervers qu’est son narrateur- de bisouter ce qu'on entendait par « une poitrine de rêve ». Parce que ouais, elle n’avait rien à envier aux autres femmes, cette personne. Deux masses de chairs le toisant de haut et d’une dureté incroyable, semblant échapper aux lois de la pesanteur. C’était une mine d’or ce truc. Et comme tout bon minier, il ne pouvait laisser passer l’occasion, lui ne s’était pas gêné pour lui rendre la monnaie de sa pièce avec ses lèvres qui exploraient mielleusement ces bijoux de la nature. Lo aurait voulu les caresser, les pétrir, se noyer le visage entre la vallée profonde creusée entres ces seins mais, prudence était mère de sureté. Cet adage des humains avait un fond de vérité certain. Il ne savait pas ce qu’elle comptait faire de ces armes pas forcement catholiques. « C’est quoi ton nom ma puce ? ». Parce oui, il y avait toujours ses armes. Ce pourquoi et de ses mains, il produisit une bonne quantité de sables infini qui se détachèrent doucement de ses mains pour aller s’enrouler autour des bras des la vipère qu’il immobilisa tranquillement et sans avoir eu à bouger son corps. Mais oui qu’il était pépère le Noah de la désolation. Sans autres formes de procès, il redressa un peu son torse et lui vola un baiser langoureux et baveux -Juste pour la rendre encore plus rageuse- sans vergognes. Le salaud, j’vous jure. Et le pire, c’est qu’il en ne s’en lassa pas puisqu’il fit durer un peu le moment. Jusqu’à finir par décoller ses lèvres des siennes, dans un petit filet de salive et dans un regard de gros satyre. Le spectacle aurait été effrayant s’il avait retiré son pantalon. En bon zig, je vous épargnerais ce détail là. Le tout avait donc donné un Lo plus envieux que jamais qui faisait dans un rictus méchant qui lui disait : « ET BAAM ! » Plus moqueur que lui, tu mourras sur le champ ou très certainement. Hééé, qui disait que se moquer des gens, c’était pas beau ?! Que celui qui ne l’a jamais fait me tue à ma prochaine connexion sur la chat box !

    • J’ai baisé tes lèvres. Pourtant je ne l’ai ai pas mérité. Tu vois comment il faut calmer ses ardeurs quand on rencontre quelqu’un pour la première fois ? Tu m’attaques sans même connaitre mes potentialités, petite sotte. T’as encore à apprendre beaucoup de choses. J’pourrais même profiter de toi sans ton consentement, mais j’avoue que sans un peu de piment, ça l’fera certainement pas…

    Pour ponctuer la chose, Lo avait régressé au premier stade de ses potentialités avant de faire disparaitre son sable. Néanmoins, sa peau prit la teinte grisâtre habituelle avant qu’il profite de la mobilité de ses mains qui généraient auparavant du sable pour lui donner un très bon coup de poing qu’il enfonça dans son ventre avec ardeur et envie. Bien lourd et bien impitoyable. Même si elle était Noah, il y avait un minimum de douleurs. Il n’avait donné tout son jus mais il n’avait pas non plus lésiné sur les moyens pour la taper. Son coup le profita puisque de quelques roulades sur le côté gauche, soit du chemin d’où elle venait auparavant, il s’éloigna d’elle et fit entendre un rire qui frôlait le sadisme mais qui faisait plutôt dans la moquerie. Pour peu, il aurait certainement préféré ce sentiment, si on pouvait le considérer comme déjà. Par la suite et ne sachant pas ce qu’elle lui réservait vu qu’elle allait très certainement vouloir prendre sa revanche, il ne se fit pas prier pour lui balancer deux bons tranchants de sables qui allaient la dépecer comme une bête sauvage si elle ne faisait rien contre. Le devinant facilement, il savait qu’elle allait s’en sortir. Sans doute. Assurément. Sinon qu’elle n’en vaut point la peine. Il se contenterait de la violer et de partir raconter au comte qu’elle n’était pas digne d’attention. Sauf si celui-ci venait à apparaitre lui-même pour éviter quelconque combat. Les Noah ne devraient pas se déchirer. Un credo qu’il aimait bien rappeler de sa voix goguenarde quand il y avait de la tension dans l’air. Il n’avait pas tort dans un sens. Mais il n’avait pas raison dans cette situation. Cette grosse vache à lait –Allusion à ses gros seins qu’il avait embrassés et mordillés- au derrière tout aussi époustouflant avait son brin de mystère. Cela ne l’étonnerait si elle était du côté de l’autre. Ca expliquerait clairement son comportement puisqu’elle avait bien senti qu’il était comme elle. Son semblable. Un noble et valeureux Noah. Elle noble ? Ouais, il l’accordait. Valeureuse ? Pff. Va savoir ce qu’elle avait dans la culotte. Et pour ça, il attendait réplique puisqu’il avait même dégainé son long sabre en gardant son apparence noahtique. Si je peux le dire ainsi… Juste pour faire genre. Juste pour la forme et la défense. Il y avait toujours ce bon vieux disque pas forcement rayé. Celui que les plus intelligents des humains adoptaient dans n’importe quelle initiative. La fameuse formule du « On sait jamais ».

    • Bouges ton derrière petite. Si tu gagnes et vu ton caractère qui trahit ton besoin de bousiller des exorcistes, je t’y conduirais chez certains. Je ferais tout ce que tu voudras en fait. Tu pourras même me tuer si tu veux. Mais si tu perds, inutile de te faire un dessin. C’qui te donne une grosse chance d’ailleurs. J’aurais pas envie de trop t’amocher…

    Il pouvait pas être on ne peut plus clair que ça.

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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Mer 25 Mai - 21:50

Un salaud de la pire espèce. Un pervers bien roulé, monté comme une montagne et je ne doute pas que ces attributs masculins soient à la hauteur du géant. Ah, les femmes du commun des mortels devaient facilement baver devant la musculature apparente du pervers. Sa réflexion m’avait fait sourire. Il pensait avoir gagné quoi ? Ce malappris méritait une petite correction. Non seulement il montrait ouvertement ses couleurs…masculines diront nous –oui parce que je ne sais pas si c’est un Noah du comte, un neutre ou un sbire de ce…Neah- mais il avait osé poser ses lèvres dans mon décolleté. Certes je l’avais fait exprès mais quand même, la menace sur son entrejambe ne semblait pas trop l’effrayer, il me faudrait donc récidiver et un peu plus méchamment.

Alors que je posais la main sur mon arme, et que ce pervers s’occupait allégrement de ma poitrine. Le voila à me demander mon nom, sans se présenter soit dit en passant, et à me clouer au sol avec…..du sable ? Et merde, prise au piège comme une débutante. Je n’eus pas le temps de redresser la tête et de chercher une solution que ce salaud pris d’assaut mes lèvres, et pas de manière très élégante. Non mais c’est quoi ce délire ? Il veut vraiment crever ce malade. S’il souhaitait me mettre en colère, il avait tout gagné. Certes j’avais manqué de discernement mais je sais pas, il avait un je-ne-sais quoi qui me donnait envie de le torturer copieusement et il venait de faire grimper cette envie en flèche.

La suite me laissa à la fois un pur sentiment de plaisirs mais aussi de rage. Le Noah venait de me frapper bien correctement dans le ventre et même si j’avais contracté mes abdos, je sentis la douleur passer, c’était magnifique. Ce coup m’envoya bouler sur le chemin. Vraiment intéressant et la suite promettait. J’eus juste le temps de me relever que deux espèce de lame de sable, ouais, ça y ressemblait en tout cas, arrivaient sur moi à grande vitesse. Je pris rapidement appuie sur ma lame restante, assez fort pour me propulser hors de la trajectoire mortelle dans un magnifique saut latéral. J’atterris sur mes jambes, sur le côté, à quelques mètres des ces espèces de lames sableuses. J’étais un peu loin de ma deuxième arme mais j’avais ce que je voulais, ma provocation, je fis donc disparaitre mes armes.

- Dolores Aima pour te desservir espèce de pervers. Dolores pour la douleur…Aima pour le sang. Y a-t-il un nom assortit à ce tas de muscle à moins que pervers et salaud soient tes identifiants ?

Il avait dégainé son sabre, bien, très bien. Y avait un bémol, j’avais pas la tenue adéquate pour tout ça. Bah, une fois n’est pas coutume et puis je venais de tomber sur une proie des plus intéressante.

- J’ai pas l’intention de te tuer, ça serait du gâchis, un étalon dans ton genre, j’ai juste envie de tester la résistance de ce tas de chair, savoir jusqu’à quel point je peux entailler ces muscles.

J’étais désarmée, enfin en apparence car je cachais toujours plusieurs dagues et étoiles de jet dans mes vêtements. Je m’avançais d’une démarche aguicheuse, tranquille, droite, les mains visibles, jusqu’à arriver à sa hauteur. Là je me relevais sur la pointe des pieds puis lui rendis le baiser volé de manière plus sauvage en le mordant au passage. Rapidement je pris appuie sur ses épaules d’une main, me souleva tout en sortant une dague avec ma main libre. Je me propulsais au-dessus de lui, rapidement et entailla son torse au passage. Me voici dans son dos. Position dangereuse qui me poussa à me retourner rapidement, prête.

- Je suis une Noah libre, je n’obéis qu’à moi-même. Les exorcistes ? Bah si t’y touche pas, pourquoi pas, mais avant……

J’enlevais mon haut et le balançait hors du chemin. Un sourire aguicheur sur les lèvres, et provocant. C’était bien la première fois que je m’amusais autant à provoquer un mâle, j’avais presque envie de coupler son désir évident avec le mien. Y a pas à dire, ça serait très sauvage, j’aimais jouer la soumise pour mieux me rebeller derrière. Enfin avant d’en arriver là.

- ….le haut était gênant, j’aime me mettre à l’aise. Le rouge sang te va très bien mais y en a encore trop peu à mon goût. Alors, comment vas-tu me punir ? Comment vas-tu t’occuper d’une masochiste ? et autre chose, je ne compte pas utiliser mes pouvoirs, ils sont réservés aux exorcistes.

Je lui offrais un petit détail, mon penchant pour la douleur, plus je la ressentirais, plus mon plaisir serait grand. Je faisais tourner ma dague dans ma main, en attente d’une réaction du géant en face de moi puis je décidais de changer quelques détails.

- Je vais changer deux trois trucs. Interdiction de tuer l’autre quelque soit le gagnant. Si je gagne, je te laisserais quand même assouvir tes envies, en contrepartie, tu me laisseras assouvir les miennes en même temps. Si je perds……..bah…tu fais ce que tu veux de moi, en pensant à l’interdiction de tuer. C’est non négociable.

Dans les deux cas, il obtiendrait ce qu’il voulait. Je cédais pas facilement mais là, comment dire, il me faisait l’effet du gars qui s’arrêterait uniquement une fois son désir assouvit, sinon c’est la mort. Autant le contenter. Restait un dernier détail à régler.

- Le premier qui entaille l’autre à gagné, sauf si tu déclare forfait. Une seule entaille autorisée. Non négociable également.
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Lo Jan
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Ven 27 Mai - 21:53

    • Lo Jan.


    Bref, précis et clair. Une dénomination assez simple qui n’avait pas besoin de beaucoup de réflexion. Vu comme ça, c’était exact. Jamais personne ne s’était plaint de ce nom. Ca sonnait presque creux, mais c’était toujours rapide et simple à épeler. Tout comme son être d’ailleurs. Je mens vous dites… ? Peut être. Après je ne sais pas, m’enfin bref. Le grand brun était toujours statique. Bien sur, il avait entendu le bruit sourd qui gronda lorsque ses lames de sables continuèrent leur chemin, percutant sans aucun doute quelques arbres mal placés de cette forêt environnante. Mais il n’en revenait toujours pas qu’elle avait réussi à échapper de cette attaque destructrice. Il aurait pensé qu’elle aurait sans doute dévié, voir bloqué avec un maximum d’effort. Pourtant, l’éviter, là, comme ça, comme s’il s’agissait d’un simple truc sans vitesse et sans consistance, là, ouaip, c’était fort. Même que cette soit disant Dolores lui avait arraché, à lui, le plus inflexible des Noah, un écarquillement d’yeux. J’vous jure que si. Mais faut sans doute le voir pour le croire. Elle était plutôt pas mal. Pas mal même. Vraiment très forte cette femelle. Un point pour elle. C’était ça, les Noah. L’incarnation de l’être parfait, sans aucunes failles. Cette race qui s’avérait bien au dessus de ces humains et de ces idiots d’exorcistes. Ces divinités qui faisaient honneur à cette Terre dépravé en la foulant maintes fois. En voyant cette femme qui avait tout pour elle, soit force et beauté, il s’émerveillait. Ouais. Il se voyait en elle pour tout dire. Son sadisme mis à part, elle représentait concrètement son idéal féminin. Mieux que ces sales putes. Maintenant, il allait faire de cette meuf sa princesse. En espérant vraiment qu’elle gérait au fond d’un lit. Parce que pour tout dire, il pensait plus bas que la ceinture le gros mâle tout chaud et bien en rût. Et cela ne s’arrangeait pas du tout. Démarche aguichante, dandinement de son fessier, seins qui ballotaient et pour finir baiser des plus acharnés. Il n’avait pas spécialement apprécié le mordillement de sa lèvre, mais après il adhérait à l’idée. Faut dire qu’elle en avait du répondant, elle. Elle finit par un mouvement de souplesse, qu’il aurait très bien pu contrer soit dit en passant, l’entailla et passa derrière lui, avant de se dénuder et faire des propositions des plus alléchantes. Jouer à un jeu avec des règles qui amalgamaient propositions différentes, c’était assez alléchant faut dire. Surtout qu’au final, il allait avoir c’qu’il voulait, tout pépère. Ce n’était pas beau la vie de Noah ? Il aurait pu signer forfait vu qu’il se la faire, mais après, aussi folle que la situation puisse vraiment paraitre, elle avait tapé dans son « égo », et ça, il pouvait pas laisser passer.

    • T’es versatile comme meuf toi. D’abord tu veux me bousiller le zizi, ensuite tu veux l’encaisser pour un certain plaisir. A moins que ce soit un sale coup, j’aime beaucoup. Et puis, ça ne me sera pas difficile. Héhéhé…


    Il avait fini dans un petit rire et s’était enfin retourné vers elle, l’air vraiment enchanté. Décidément, on allait de rebondissements en rebondissements. Vous mettez ces deux Noah dans une bataille et ils vous font vraiment plaisir. Deux contrastes qui semblaient en faire qu’un seul en parfaite symbiose. Lui qui était blasé de la monotonie, voilà enfin quelqu’un qui venait à la chambouler. Femme qui plus est. Il avait posé son épée sur son épaule et avait reprit son apparence humaine. S’il la jaugeait du regard, moi son narrateur ne pouvait nier qu’il matait ouvertement sa poitrine mise à nue. Mais putain ! C’était… Gros. Un bon D. « T’as vraiment une poitrine de rêve. J’me vois déjà dedans. » Ce qui était rare dans ces contrées. La petite coquine. Dire qu’elle était gênée… Quelle excuse quand même. Pour pas dire qu’il n’y croyait que de moitié. Même si lui accordait ce bénéfice du doute, il n’en demeurait pas moins que ça allait le déconcentrer. Sensiblement par contre. Il n’était pas de ces hommes qui sautaient et qui s’excitaient à la moindre vue de la petite culotte d’une femme mure, oh que non. Lo était tout ce qu’il y avait de plus sérieux. Matière cuisine et nourriture, c’était p’être la seule branche où on pouvait le considérer comme étant… Pitre. Tout ceci mis à part, il était le Noah le plus flegmatique qu’on connaissait. Pouvoir profiter de sa chair par le toucher et non par les yeux, voilà ce qu’il l’intéressait donc. Aussi, réfléchissait-il à comment il allait attaquer cette jeune femme. Frontalement, c’était risqué. Ses armes étaient vicieuses puisqu’elle avait une très longue portée. Il se rappelait bien que son zizi avait failli y faire les frais. Il ne fallait pas non plus oublier qu’elle était agile –Ce qu’il espérait aussi en matière de chambres- et rapide. En somme, elle avait tous les éléments pour le battre, lui qui devait avoir une plus grosse force brute qu’elle. De tous points, le match craignait, mais totalement. Et il ne se voyait pas entrain de se faire passer pour une poupée à qui on entaillait le bras comme bon nous semblait. D’une inspiration profonde donc, il leva le bras en l’air et commença à tournoyer son épée dans le vide. Comme des hélices d’un hélicoptère. Au début, c’était lent, mais au fur et à mesure, ça prenait de la rapidité. Au point où on ne pouvait plus discerner la garde de la lame. Pendant ce temps là, il souriait à pleines dents, tout satisfait. Facétieusement. « J’espère que t’es prête. Bientôt, tu seras une Noah du comte en plus de devoir me satisfaire tout le temps que je le souhaiterais. » Son plan était magnifique, génial, sublime, que dire d’autres… Et il gagna en vitesse, jusqu’à ce qu’il lâcha l’arme…

    Elle filait droit devant, comme le trident dorée de ce maréchal qu’on lui avait ordonné de buter sans vergognes. Elle filait droit vers Dolores. N’était-ce pas elle qui se targuait d’être « sadomasochiste » s’il voulait résumer en un seul mot ? Eh bien soit, c’était peut être l’occasion de prouver ce fait dont il doutait encore. Elle avait même précisé le lien avec son nom, mais après il s’en foutait. Les mots… C’était facile de les utiliser ou d’en abuser clairement. Mais la réalité lorsque l’acte doit joindre ces dits mots, est complètement différence. Certes, à cette allure, la lame pouvait la transpercer d’un coup, mais une fille de ce genre ne mourrait certainement pas, surtout qu’elle avait l’esprit du Noah encré en elle. Au pire, elle n’avait qu’à éviter et se faire érafler pour subir les délices d’une coupure superficielle. Ce qui après engendrerait sa victoire, malheureusement. Parce que si les Noah avaient un trait de caractère similaire à ces saletés d’humains, c’était sans aucun doute le gout de la victoire, de la réussite. La défaite, tout le monde la refoulait. Lo ne faisait pas exception. Idem que pour cette femme qui allait forcement éviter son projectile. C’est dans cette optique des choses qu’après avoir pensé à cette perspective quelques secondes après son lancé, qu’il usa de ses pouvoirs de sables –Le gros salopard, mais la fin justifie les moyens dirons-nous- qui glissèrent silencieusement au sol, histoire d’aller immobiliser la jeune femme si elle espérait bouger. Histoire de raccourcir le match quoi… ♥


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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Lun 30 Mai - 16:16

Un mâle en rût, une bête sauvage uniquement guidée par ses instincs. Voila ce que j'avais devant moi. Cette montagne de muscle qui portait donc le nom de Lo Jan, n'avait qu'une seule envie : assouvir ses bas instincts, ses pulsions primaires. Je remarquais néanmoins que ce spécimen ne se laissait pas démonter facilement et il semblerait que j'ai réussis à toucher une corde sensible, son ego. Il m'apparassait bien plus intéressant que ces stupides humains qui avaient déjà eu l'honneur de partager mon lit et qui avait eu l'immense chance de connaitre la mort de mes mains. Non, celui-ci fallait que je le fasse durer un peu, il promettait mais encore fallait-il que je sois sûre qu'il méritait que je me dénude et le reste. Je rêvais déjà d'entailler profondément sa chaire, voir le sang couler dans des ruisseaux rubis, un spectacle magnifique en perspective.

Ainsi donc il comptait faire de moi une chienne de ce petit gros ? Ça c'était à voir, je ne me laisse pas apprivoiser facilement autant dans une chambre que pour le reste. Oui je sais, je suis assez contradictoire pour certaines choses, mais que voulez-vous, dans un lit les deux peuvent tenir les rennes, mon côté maso me pousse à laisser dominer mais aussi à me rebeller pour mieux apprécier la force d'un homme, le dominer apporte aussi une certaine joie, me laissant libre du choix de torture. Je joue sur les deux tableaux. Mais revenons à nos moutons, le géant aurait tout le loisir de découvrir qui j'était et la lame qui filait en face de moi me paraissait bien plus dangereuse que ces petits jets de sable de tout à l'heure. J'analysais rapidement la trajectoire, la manière dont tournait la lame, sa vitesse pour trouver le point qui me permettrait de changer la trajectoire de son épée. Un sourire se dessina : trouvé mais je devais agir vite. Je sortis rapidement une petite dague cachée dans mon soutien-gorge puis la lançait précisément sur le devant de la lame, seul point qui pouvait occasionner un déséquilibre et la faire un peu dévier. J'en sortis une deuxième que je levais en même temps que je me baissais en arrière. L'acier des deux lames frottèrent projettant des étincelles quand des espèces de liens en sable essayèrent de m'immobiliser au sol. Je ne réussis pas à tout éviter et me retrouvait bolquée à la cheville.

Punaise, ce salaud ne manquait pas de ressource. C'était un bon défi, il représentait mes faiblesses tout comme je devais représenter les siennes. Devoir anticiper les actions de l'autre en pensant à ses points faibles. J'étais rapide, plus agile que lui mais ça ne fonctionnait qu'en combat rapproché, là, c'était pas le cas. Il me restait une dernière carte à jouer. Le sceau sur mon front se mit à briller et mes armes apparurent dans mes mains. Je me blessais rapidement avec les deux pieux, des blessures peu conséquentes car je ne voulais pas tuer ma victime mais assez fortes quand même pour réaliser ce que je voulais faire. Les flots de sang se dirigèrent rapidement sur Lo, s'élevant autour de lui, l'enfermant dans une cage rubis.

- Comment vas-tu te sortir de là ? Si tu touche les barreaux ne serait-ce que d'un doigt, je gagne mais je ne doute pas que tu puisses toi aussi me blesser avec ton pouvoir. Nous sommes pris au piège, l'un comme l'autre.

Je souriais, s'il tentait quoi que ce soit, les barreaux se refèrmeraient sur lui et le blesseraient, l'un comme l'autre nous étions à égalité. Je jubilais, la douleur que je ressentais était un pur moment d'extase et voir ce mâle pris au piège me rendait encore plus heureuse. La situation était intéressante, bien plus qu'avant.

- pas de gagnant et pas de perdant à moins que ton ego de mâle en rut ne te pousse à changer la donne. Alors monsieur muscle, avez-vous autre chose à me montrer ou délcarez vous forfait ?

J'use rarement de cette attaque. La forteresse de sang d'Andromède, une cage mortelle pour qui y est pris au piège. L'intensité étant toutefois conditionnée par la quantité de sang versé. J'avais assez fait couler mon sang pour que la cage tienne, que Lo n'ai pas d'échappatoire mais de manière à ce que les barreaux soient assez fins. De ce fait, s'il tentait de traverser, il ne mourrait pas mais sa peau aurait de belles estafilades. Certes, je dois aussi prendre en compte que c'est un Noah, il ne mourra pas pour si peu, ce qui le rendait un peu plus intéressant. Bref, j'attendais de voir ce qu'il comptais faire.

- Si tu accepte le match nul, et bien..........j'accepte de rejoindre le comte, tu fais ce que tu veux de moi le temps que tu me mène aux exorcistes, tu satisfait mes désirs également, quel qu'ils soient. Par contre, si tu veux que je t'appartienne, il faudra remettre ce combat et là, je ne pardonnerais pas ta triche, de toute façon y aura que deux issues possibles si tu triche : tu crève ou c'est moi qui meurt.

Je me montrais conciliante pour cette fois. Je lui pardonnais pour cette fois mais s'il recommençait, Bellerophon serait de la partie jusqu'à ce que mort s'ensuive. J'étais sérieuse, il voulait que je m'occupe de le satisfaire tout le temps où il le souhaitera ? Pour ça, il allait devoir le mériter et je jugerais de cela pour le reste du voyage.

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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Sam 4 Juin - 13:28

    • Tu rêves ou quoi ?

    Ouais, parce qu’il fallait bien lui poser la question là. Elle rêvait ou quoi ? Match nul ? Tout ça parce qu’elle avait réussi à l’enfermer dans une cage qui ressemblait plus à une vierge de fer qu’à autre chose ? Non mais franchement, c’en était presqu’à pleurer de rire là. D’un point de vue, elle n’avait pas tort. Les deux s’étaient presque neutralisés. Mais d’un autre, elle avait grandement et gravement tort vu qu’elle ne se rendait même pas compte de ses propres erreurs. S’entailler, c’en était déjà une. Ne disait-on pas que celui qui réussissait à blesser l’autre en premier gagnait le match ? Si la règle était toujours en vigueur, Lo était alors le vainqueur du match et sans avoir eu à trop se donner dans un match qui l’aurait finalement ennuyé. Il préférait vite faire joujou avec le corps de cette diablesse. Les effets de circonstances, vous connaissez ? Lui traduisait ça comme ça du moins. La pression du combat l’avait obligé à se taillader ce qui était en faveur du Noah de la désolation. S’étant accroupi pour bien user de son pouvoir, le grand brun se leva et commença à sourire sadiquement. Un sourire qui sentait bon la victoire, qui sentait mauvais la nargue. Même si la base de son pouvoir était de mutiler, ce n’était en aucune façon le problème de Lo. Elle s’était blessée en sa faveur, point barre. D’ailleurs, il y avait ce deuxième point qui déjouait un peu ses viles ambitions. Son pouvoir. Elle-même avait stipulé ne pas en user. Ce qui arriva finalement. Pour sa part, l’ancien suédois n’eut rien dit quand bien même il avait abandonné sa forme de Noah. C’était encore une fois son problème et non celui du géant. En gros, il était le vainqueur légitime de ce match.

    • Tu t’es tellement focalisée sur le fait de pouvoir m’écorcher la peau que t’as beaucoup couillée. C’est dommage.


    Vraiment dommage. Une fois encore, il rencontrait un Noah qui n’était obnubilé que par les mares de sang et rien autres choses. Le temps n’était pas encore venu pour tout ça. Pas encore. Une bête sauvage qui se complaisait dans les actes sadomasochistes. Une goule obscène. Plus il la regardait et plus il avait envie de rire. Valait-elle finalement la peine qu’il se trempe entre ses cuisses ? Ouais, quand même. Ses formes ne finissaient toujours pas d’exciter le protagoniste. Sans compter la fourberie dont elle pouvait faire preuve, tout comme lui quoi. Il s’agissait d’une de leurs hein. Et puis un contrat restait un contrat. C’était comme ça et pas autrement. Inspiré donc, Lo retira alors ses attaches de sables qui avaient immobilisé ses jambes un peu comme une proie facile. Dire qu’il aurait pu lui causer une petite entaille avec, sans qu’elle ne le sente véritablement. Halala. Les femmes restaient des femmes. De simples créatures qui ne servaient qu’au lit. Et celle-ci ne faisait presque pas exception. Parce qu’à part le lit, il ne voyait finalement pas à quoi elle pouvait lui servir. Préparer, il savait le faire et excellemment même. Bavarder ? Ce n’était pas un truc qui lui réussissait sauf certains avec qui il avait plus ou moins un feeling conséquent. Et celle là, non, ils n’en avaient certainement pas. Mis à part le désir de domination et l’assouvissement des fantasmes. Et puis ils n’avaient pas les mêmes centres d’intérêts. Pendant qu’un cherchait à calmer ses pulsions sexuelles ou culinaires, l’autre pensait plutôt à satisfaire sa libido sanguinaire. Ils étaient radicalement différents, clair. Mais les humains avaient l’art d’affirmer que ce sont les opposés qui s’attirent. Certainement qu’ils avaient raison sur le coup…

    • Tu t’es entaillée, un point pour moi. T’as utilisé tes pouvoirs alors que tu affirmais le contraire, un autre point pour moi. J’tai battu, ma toute belle. T’es désormais une des nôtres… Et mienne par la même occasion.

    Jan bavait presque en prononçant ces paroles véridiques et fatidiques. Son égo en était presque soulagé dirons nous. Même si après, il n’avait rien fait de spécial, mais ça encore, il s’en foutait clairement. La fin justifie les moyens, basta. Mais cependant, petit bémol. La cage qui l’entourait. Il se devait de vite quitter ce sale piège sans quoi, il allait être bon pour les chiens errants affamés. Une femme qui avait perdu pouvait être prête à tout, surtout que celle-ci devait tenir à son honneur. C’est alors qu’il reprit sa forme de vrai apôtre du compte. Sous un sourire, il concentra du sable autour de ses mains, avant qu’il ne s’accumule autour de lui. En quelques secondes seulement, il avait réussi à former une boule autour de lui. Une très grosse boule de sables hérissée. Et tout à coup, soudain, brusquement –Comme vous voulez- la boule de sable éclata de tous parts bousillant ainsi la cage de rubis de par son impact. Le coin avait cumulé beaucoup de sable. La poussière était effective suite à l’explosion. Pourtant et bientôt, une silhouette massive pouvait se distinguer dans cette poussière. Elle avançait lentement et surement et finit par sortir du champ d’action précédent. Se rattachant tranquillement les cheveux, yeux fermés, Lo se rapprochait sereinement vers sa belle Dolores. Le combat n’avait plus sa raison d’être. Du moins pour lui. Mais si elle faisait l’erreur de le toucher, il allait tout d’abord la violer et la tuer froidement par la suite. Il méritait ses récompenses hein, qu’est ce que vous croyez, Elle n’avait qu’à pas fauter par deux fois. Parce que ses erreurs étaient lourdes. Bien trop lourdes pour qu’il laisse tomber en acceptant un match nul qui ne l’aurait pas arrangé. Vous le voyez devenir masochiste ? Pas moi spécialement. Et puis c’est le sexe fort qui dominait ici. Non pas le beau, pour ne pas dire le faible.

    • Ton soutien-gorge te va à ravir tu sais.

    Histoire de remuer un peu le couteau dans la plaie, Lo s’était rapproché d’elle avec un sourire moqueur au coin des lèvres et l’avait farouchement embrassé. Comme la fois précédente. Elle devait bouillir là. Mais elle avait perdue, elle devrait l’accepter. Du moins c’est ce qu’il concluait. Et puis de façon objective, c’était clair qu’il était vainqueur. Mais il ne pensait plus à ça. C’était loin désormais, aussi arrêta-il de l’embrasser et de la peloter gentiment. –Étant donné qu’il avait passé ses mains autour de sa taille, puis sur son postérieur imposant qu’il caressait sans retenue- « Comme je suis gentil, je vais te montrer quelque chose d’intéressant » Grace à son sable qu’il allongea derrière Dolores, il récupéra son sabre, le rangea dans son fourreau et se retourna histoire d’emboiter le pas. Direction le village qui s’trouvait pas très loin et où elle comptait y aller. Là bas, il y avait trois exorcistes, mais il avait gardé silence sur ladite surprise. Sans s’occuper et sans savoir si elle le suivait où non, le Noah marcha un peu rapidement, jusqu’à déboucher 5 minutes plus tard sur la cime d’une plaine où l’on pouvait apercevoir de loin, une petite bourgade tranquille au milieu d’un vaste terrain à la végétation peu dense. C’est dire qu’on pouvait contempler la beauté du paysage jusqu’à l’horizon infini et sous ce ciel grisonnant. A la façon d’un je m’enfoutiste, Jan posa ses fesses à même le sol, avant de commencer à rire doucement. Il ne les tuait pas spécialement, mais l’idée qu’ils finissent par mourir sous la main de Dolores provoquait en lui, une certaine hilarité. « Ils sont trois et demeurent dans la seule auberge du village. Tu devrais ne pas avoir de mal à les trouver. Mais après t’être amusée, ça sera mon tour, puis on rentrera à la maison. Mais pour m’assurer que tu ne vas pas fuir, je vais te suivre comme ton ombre, héhé. » On sait jamais. Il n’avait pas envie que son premier prix se volatilise dans la nature. Parce qu’il était un peu fatigué de traquer. En plus des partisans du quatorzième, rajouter celle là ne ferait qu’alourdir ses tâches.

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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Lun 6 Juin - 13:30

Défaite ? Rageant. Je serrais les dents de frustration et d'une colère que je comprimais à peine. Il avait donc retourné la situation à son avantage en profitant de la seule faiblesse, de l'unique point que je n'avais pas précisé, la faille. J'avais malencontreusement oublié de préciser que les blessures devaient être faites par l'adversaire et non soi-même, à cause de cette négligence, me voici à rejoindre de force les ordres du petit gros au grand chapeau. Quelle idiote, je déteste perdre mais bon, pas trop le choix que d'accepter l'évidence. Quelle plaie. Sienne ? Encore plus rageant, les hommes ne me possédaient pas, c'est moi qui les possédais et cette donne devait changer. Je commençais à me demander ce que je faisais là, c'était pas mon jour de chance. Enfin, bon gré, mal gré, autant prendre les choses sous un autre angle : finit la solitude et j'aurais peut-être enfin des cibles plus intéressantes à éliminer.

Pendant que je ruminais toutes ces pensées, ma concentration eu le malheur de baisser, rendant ma cage aussi fragile qu'une paroi de verre, ce qui permit à Lo de la briser facilement. Je tournais rapidement la tête, reprenant conscience de la situation. Un immense nuage de poussière et de sable me brouillait la vue puis j'aperçus la silhouette massive du géant brun. J'étais tellement surprise par la tournure des évènements que je ne réagis pas tout de suite. Par contre ma colère monta d'un cran quand ce salaud se permit de m'embrasser, j'avais une furieuse envie de lui faire bouffer ses mains et sa langue mais je devais me retenir. Il m'avait bien eu. Ma fierté en prenait un coup, tant pis, ces exorcistes payerons à sa place.

Je pris rapidement mes affaires laissées au sol tout en remettant mon haut, j'allais pas me balader en soutien-gorge. Je soupirais puis suivis Jo, de loin jusqu'à ce qu'il pose son derrière sur l'herbe. La vue était plutôt sympa sur la ville et les environs. J'écoutais les petites indications du Noah. Trois exorcistes, une seule auberge. Il me manquait des éléments, ce n'était pas complet mais je doute qu'il en sache plus. Un sourire se dessina sur mes lèvres, la partie s'annonçait intéressante. Je ne m'attaquais pas à de vulgaires humains sans particularités, je ne devais pas oublier que c'étaient des membres de ce fichu ordre noir. Des humains un peu plus coriaces que les autres bien qu'ils ne restent que de la vulgaire chaire à canon, des être bons qu'à nous distraire.

- Tes infos manquent de tenues, de choses consistantes.

Je laissais tomber mon sac au sol puis profita du fait qu'il était assis pour m'assoir sur lui, à califourchon.

- J'espère que t'es pas pressé car je vais avoir besoin de temps pour parfaire mes affaires. J'espère aussi que t'as de l'endurance et de la réserve parce que je compte pas te laisser de répit la nuit.

Maudite défaite mais s'il croyait être tombé sur une personne docile comme un agneau, il se trompait lourdement, pour une fois j'avais envie de jouer les dominatrices et laisser un peu de côté mon côté sanguinaire et masochiste, me retenir de le blesser, les autres dégusteront à sa place et pas qu'un peu. Je l'embrassais un peu plus doucement, ma main ayant trouvée sa place puis me releva rapidement pour filer vers la ville. Direction la librairie que j'avais repéré d'en haut. Je ne regardais pas derrière moi, marchant rapidement sans m'occuper de l'homme qui me suivait. Je sortis les lunettes de mon sac et les mis sur mon nez avant d'entrer dans le lieu que je cherchais.

La clochette tinta doucement à mon entrée et un vieux sortit des rayonnages pour voir qui entrait. J'avançais sans un regard, filant à travers les rangées de livres. Je savais ce que je voulais. Jouer les humaines normales, une manière de ne pas trop attirer les soupçons. Je pris un livre de musique, quelques partitions, un roman, un calepin et des crayons. J'allais faire quoi de tout ça ? Bah les livres c'étaient pour me distraire, une sorte d'intuition si vous voulez, j'ai pas vraiment de loisirs autre que le meurtre, maintenant que je laissais cette vie solitaire derrière moi, autant essayer de trouver autre chose pour passer mon temps libre et ce sont les premières choses qui me sont venues à l'esprit. Le vieux voulut parler mais le regard glacial que je lui lançais l'en dissuada, je payais puis sortis pour me diriger vers l'auberge.

Le lieu était animé de rires de paroles et de beuverie. Je marchais tranquillement quand une ivrogne se permit de me peloter le derrière, une demande peu courtoise au passage « je doute fort que mon mari soit très tolérant pour ce genre de chose » J'adressais un sourire mielleux accompagné d'un regard glacial à Lo. Autant jouer le jeu jusqu'au bout, et puis au moins je risquais plus de me faire embêter, tant pis si le tas de muscle le prenait mal, j'étais sienne ? Il devrait s'y faire aussi et puis ça peut paraître louche, une femme seule qui se balade avec un géant collé aux basques, j'avais simplement sortit ce qui me semblait logique. Agir en humain, se fondre parmi eux pour mieux les tuer ensuite.

Je m'assis à une table, non loin des exorcistes que j'avais rapidement repéré. L'observation, l'écoute, des choses primordiales pour un assassin, la recherche d'informations. Bien connaître sa cible, son objectif afin de mieux anticiper ses réactions, trouver le meilleur moyen de l'éliminer, le meilleur moment. Et oui, un assassinat ne se fait pas en une nuit, il y a toujours un temps de préparation avant et c'est ce que je faisais, je préparais le terrain. J'adressais un faux sourire à Lo.

- Si tu commandais quelque chose histoire de se restaurer un peu et boire ? Et je serais pas contre qu'on aille se reposer ensuite.

Je ne lui avait rien dit de mes intentions, de ce que je comptais faire et de toute façon le lieu n'était pas approprié pour ce genre de chose. J'attendrais qu'on soit dans un endroit plus tranquille pour commencer à lui expliquer.
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Jeu 9 Juin - 19:34

    Cette fille ne cesserait pas de l’étonner, oh que non. Il avait haussé ses épaules lorsqu’elle lui signifia clairement que ses informations étaient incomplètes. Incomplètes ? Nan mais qu’est ce qu’elle était ingrate, cette p’tite. Elle n’avait qu’à se démerder elle-même, sachant que Lo n’avait pas à l’aider. Et cela était clair. La suite par contre lui arracha un sourire gros comme ça. Sentir son postérieur sur ses cuisses, pouvoir les peloter avec bon cœur et bénéficier d’un bécot et d’une caresse bien placée, ça, c’était le top. Il avait adoré, vraiment. Un râle de frustration s’échappa néanmoins de ses lèvres, lorsqu’il trouva le moment un peu trop court. La peste s’était malicieusement levée, un peu comme pour le provoquer. Qu’elle est amèrement douce, cette belle victoire. M’enfin, il ne s’en plaignait pas trop. Elle lui avait certes échappé, mais pas pour bien longtemps, ça, il le jurait sur la tête du golem du gobelin qu’il avait pour chef. Parce qu’à ce rythme, Lo lui aurait certainement fait l’amour, là, à même le sol, en plein air et qu’importent les voyeurs, sachant qu’il s’en battait grave les couilles. Tout ce qu’il voulait, c’était profiter de cet étau de chair, sans plus penser à autres choses. Mais plus on est languit et plus le gout est prononcé lors de l’assouvissement d’un quelconque fantasme. Ce qu’il s’était dit dans sa tête, tout juste avant de la suivre, sans broncher. La ville était relativement calme, paisible, chose que le Noah aimait particulièrement. Une quiétude qui allait être vite chamboulé. Deux démons venaient de faire leurs apparitions au sein de cette grande bourgade. Deux êtres méphistophéliques qui n’allaient pas faire dans la dentelle. Quoiqu’il voyait plus Dolores s’amuser convenablement. Ici, le grand brun n’était qu’un simple spectateur. C’est dire qu’il ne se mêlerait à aucun combat. Sauf s’il sentait sa compagne d’infortune en danger. Parce qu’il n’était pas prêt à perdre un joyau aussi rare. Il était resté juste devant la librairie, pour sa part. Personnellement et livres de cuisines mis à part, Lo abhorrait les romans. Si si. C’est dire comment il détestait les bibliothèques ou librairies. Sans lui demander ce qu’elle comptait faire de ce bric à brac, du fait qu’il connaissait plus ou moins sa véritable nature, Lo ferma sa grande gueule et se contenta de la suivre comme un bodyguard. Il ignora tout simplement celui qui avait peloté les fesses de la belle Noah, non sans sourire à sa remarque quelque peu cinglante, avant de se poser avec elle vers lesdits exorcistes qui étaient toujours en place. S’en suivit alors sa demande et tout ce qui allait avec, soit un sourire… Hypocrite de sa part.

    • T’es une grosse perverse finalement. Sadomasochiste, mais libidineuse. Tsss… Tu gagnes un peu plus de points. C’est bien la première fois que j’vais dépenser pour « une femme », M’enfin. C’est pas n’importe qui, c’est « MA » femme.

    Et BAM. Le gros sourire édenté qui stipulait clairement l’ascenseur renvoyé. Jouer des sarcasmes n’était pas sport difficile pour Salem, d’autant plus qu’il aimait bien ça, leur relation conflictuelle. Un coup il était noir, un coup il était blanc. Ses états d’âmes n’étaient pas fixes. En gros, elle le troublait réellement. La raison était toute simple. Il n’avait pas encore fait trempette entre ses cuisses dans une pose impudique et sous des spasmes aux senteurs voluptueuses. Plus le temps s’écoulait et plus son envie était grandissante. Sous la table, la vue n’était que plus extraordinaire. Mais étant un bon zig, moi son narrateur, j’vous passe volontiers ces quelques détails sordides. Et toujours est-il qu’il avait prit sa petite revanche aux mots. Concernant ses dépenses, c’était tout aussi simple. Jamais Lo n’avait fait concession à quelconque femme. On ne pourrait d’ailleurs compter le nombre de prostituées qu’il avait butés tout simplement parce qu’elles s’étaient acharnées à lui demander de régler la note du travail fourni ; note qu’il ne respectait jamais. Pourquoi payer quand on offre le plaisir, hein ? Le tout remontait à sa mère qui elle aussi avait été prostituée. Mais ceci était une longue histoire. Les femmes n’étaient que des objets pour lui, des joujoux sexuels tout simplement. Il héla rapidement une barmaid, tout juste avant de commander la meilleure nourriture qu’il avait, ainsi que le meilleur breuvage. Si le repas était bien fait et conséquent, il épargnerait ces humains. Dans le cas contraire, il ne ferait que partir sans payer quoi que ce soit, allant même jusqu’à tuer celui qui aurait audace de le lui demander. Lorsque la jeune fille partit faire sa commande, Jan tourna son visage vers Dolores et fut surpris de voir quelqu’un derrière elle. « T’as un problème, toi ? » Sans écouter Lo malheureusement, le mec qui avait approché sa compagne s’hasarda à toucher ses seins. Le même qui avait peloté ses fesses. Un saoul, sans aucun doute. Il riait bêtement et semblait se complaire dans les caresses qu’il offrait à la mademoiselle. Le problème, c’que le truc n’était pas au gout de notre protagoniste. Une fois d’accord, mais deux fois, c’est la goutte qui fait déborder le vase. A comportement de moutons, réactions de berger. C’est alors que sans mesurer sa force et sans se lever, le Noah de la désolation envoya une droite au tripoteur, avant que celui-ci ne sorte de l’établissement par un vol plané malgré la fenêtre, qu’il brisa d’ailleurs dans un bruit sourd de cassure. Un vrai nuisible ce mec là. Il avait beau être flegmatique le grand brun, mais on ne touchait pas « SA » propriété privé.

    • Il commençait à devenir sérieusement gênant. Héhéhé…

    Son sourire avait plus ou moins été carnassier et l’action avait affolé tout un tas de personnes. Réactions typiquement humaines. Dire qu’il avait connu ça aussi. ‘Fin bon, c’était derrière lui. Alors qu’il soufflait sur son poing comme le ferait un cow-boy avec son revolver qu’il venait à peine d’utiliser, toutes les personnes du bar sortaient pour voir ce qui s’était passé, y compris deux exorcistes. Seul un seul était resté. Le plus vieux du groupe dirons nous. Et le plus expérimenté sans aucun doute. Il devait avoir dans les 30 ans et quelques poussières. M’enfin, ça importait peu. Ce qui était un peu inquiétant, c’est le regard meurtrier qu’il avait lancé à Lo. Au début le grand brun se complaisait dans un sourire, lui qui n’était pas bruyant d’habitude. Mais dans les quelques secondes qui suivirent, il effaça toute trace de sadisme et fit comme à l’accoutumé. Regard tranquille, ton serein, mâchoire fermée. Tel un aigle royal, il bravait le regard du pauvre exorciste qui très bientôt serait six pieds sous terre. Sans qu’il n’ait à lever le moindre pouce en plus. Le truc bien dans l’histoire, c’est qu’il aurait la marge de voir ce qu’avait Dolores dans le ventre. Les pouvoirs qu’elle cachait et tout. La barmaid revint avec un plateau bien garnie, un peu intimidé par la carrure du Jan. Bizarrement d’humeur, il lui fit un sourire gracieux, avant qu’elle ne parte sous des rougissements, apparemment charmée. Son beau derrière rebondissait agréablement à la suite de ses pas. S’il n’avait pas eu la chance de rencontrer sa conquête actuelle, sur qu’il aurait tenté le coup, histoire de faire honneur à ce don généreux de la nature. Mais tant pis. Une prochaine fois. Du brouhaha s’entendait dehors. A cause d’un simple saoul qui n’avait pas raison ? Les humains étaient décidément pitoyables. Formant un riquiqui sourire au coin des lèvres, il prit son couteau et sa fourchette et commençait à attaquer la viande tout en ignorant les quelques végétaux par ci par là, lorsque l’exorciste qui était resté les approcha sereinement. Un blabla inévitable. Comme quoi, on pouvait jamais manger tranquille dans une buvette…

    • Étiez vous obligé de passer par la violence ?

    • De quoi j’me mêle ?

    Le poing était partie. Vif, cru, saisissant. A un tel point qu’il avait craché du sang par terre. Il venait de laisser tomber ses couverts sur la table. Un exorciste venait d’agresser Lo…
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Mer 15 Juin - 19:01

Y a pas à dire, ce fou avait de la répartie. Tant mieux, je me voyais mal continuer la route avec un mec ennuyant à mourir incapable de rebondir à mes piques. Bref, il commençait à devenir un peu plus intéressant. En attendant il me faisait rire et je ne savais pas trop si je devais me sentir honorée ou non de l'entendre dire qu'il dépenserait pour une femme. Je décidais de rester neutre et de ne rien penser. Mon nez se baissa sur mon roman et le calepin que je tenais dans le livre. En apparence tout était innocent, je passais plus pour une professeur humaine en train de prendre des notes sur le bouquin qu'elle lisait. Quoi de plus banal ? En fait, j'avais une oreille sur écoute, glanant toutes les informations que lâchaient ces exorcistes imprudents. Je consignais les informations sur le calepin et notamment une carte de l'île, que j'avais mémorisé, ainsi que le chemin que comptaient prendre les exorcistes.

J'étais tranquillement en train de prendre mes notes quand je sentis une main froide s'aventurer dans mon décolleté. Je posais mes affaires sur la table et leva le nez de mes affaires, pensant qu'il s'agissait de Lo. Que ne fut pas ma surprise de découvrir l'ivrogne qui m'avait peloté quelques minutes plus tôt. Je n'eus pas le temps de réagir que le Noah se lève et envoie bouler cet imbécile hors de la taverne. Mon regard suivit le vol plané de l'humain et un rictus de plaisir en le voyant traverser la fenêtre se dessina sur mon visage. Je me tournais vers mon compagnon de voyage et répondis par un sourire d'accord à sa petite réflexion. Les mots étaient superflus ici. Tout le monde se rua dehors sauf un exorciste. Il semblait visiblement ressentir une certaine hostilité contre Lo. Surement le geste qu'il désapprouvait. Chose qui me fut confirmée lorsqu'il se leva pour se diriger vers nous. Je restais de marbre, rangeant discrètement mon livre dans mon sac et écoutant l'échange quand j'entendis un bon coup et les son des couverts tombant sur la table. Ma tête était toujours sous la table, je vis du sang tomber à terre ce qui me fit relever brutalement. Je restais immobile un instant, observant la scène et surtout celui qui venait de frapper Lo.

Un soupir s'échappa de mes lèvres et un sourire l'accompagna. Je me levais de ma chaise, doucement et me dirigea vers l'humain, le visage neutre. J'attrapais son poignet rapidement au moment où ce dernier allait l'abattre une nouvelle fois sur le Noah.

- Dites moi si je me trompe mais, vous me semblez contre l'usage de la violence hors, vous venez de l'utiliser et dans une histoire qui ne vous regarde pas. Permettez-moi de ne pas comprendre.

Je toisais l'inconnu, lui me regardais avec incrédulité comme si j'étais sortie de nul part. Il laissa tomber son poing et je finis par voir la même lueur d'animosité. Il voulut surement répliquer mais je lui coupa la parole.

- Je doute que vous restiez de marbre si une ivrogne s'amusait à peloter ainsi votre femme et vous savez pertinemment qu'un homme ivre n'est pas en mesure de réfléchir à un dialogue. Je rajoute également que je l'avais déjà prévenu ainsi que mon mari. Pas de troisième fois n'est ce pas ? Mais si vous tenez tant que ça à vous battre, pas de soucis, je serais votre adversaire et il serait plus convenable d'aller hors de la ville, vous ne voudriez pas abimer cette taverne sans compter d'éventuels blessés voir morts ?

J'avais fait mouche, le rictus qui se dessina sur son visage m'indiquait clairement que j'avais touché juste.

- Je me suis assez salis les mains pour aujourd'hui, vous ne méritez pas que je vous frappe encore une fois mais je vous jure que si nos chemins se croisent une nouvelle fois, je ne serais pas aussi indulgent, je ne veux pas risquer la vie d'innocents dans cette ville.

Il tourna les talons et disparus dehors. Sans attendre de répliques de Lo, je pris mon sac, son assiette avec les couverts dans une main et le tira de mon autre main. Direction les chambres à l'étage. Je marchais vite, grimpant les escaliers rapidement pour me retrouver au dernier étage. J'ouvris une porte au hasard, coup de chance la chambre était vide. Je posais l'assiette sur la petite table, lâchais le poignet du Noah et me dirigea vers la salle de bain.

- toi, mange pendant que je prend ma douche. Tu pointe le bout de ton nez dans la salle de bain et je me ferais un plaisir de supprimer ce qui te sert de troisième jambe pour te les servir en dessert. C'est clair ?

Le ton froid, glacial et menaçant. J'avais besoin de réfléchir un peu et une bonne douche me permettrait cette détente. Il était clair que cet exorciste nourrissait des soupçons quand à notre nature, s'il n'avait pas déjà deviné. Il faudrait jouer finement, très finement. Leur parcours était inscrit sur la carte que j'avais dessiné avec quelques annotations. Je me sécha rapidement et enfila un pantalon et un débardeur. Je m'assis sur le lit puis toisa Lo.

- Je ne compte pas tuer ces imbéciles dans cette ville. S'ils sont sur ce continent c'est qu'il y a une bonne raison, sois ils cherchent un compatible, soit ils sont à la recherche d'une innocence. Si je les supprime tout de suite nos chances de mettre la main sur ce qu'ils sont venus chercher s'envolent. Ils est clair qu'ils se dirigent vers le sud de l'île. Maintenant il vaut mieux dormir, ils ne partiront pas avant demain matin à moins que tu n'ais d'autres idées pour passer le temps.
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MessageSujet: Re: Quand un fleuve de sang abreuve les terres désolées.....[PV Jo Lan]   Ven 17 Juin - 21:11

    Il avait une droite de titan, c’gars. C’était sans doute pas pour rien qu’il était exorciste, lui. Et pas n’importe lequel. Puisque Jan ressentait une douleur vivace, un peu comme s’il avait imbibé son poing d’eau bénite. P’être qu’il lui avait pété une dent, va savoir. M’enfin, ce n’était pas important tout ça. Le grand brun se demandait comment il allait lui rendre la monnaie de sa pièce à ce salopard, sans pour autant frustrer la belle femme qui l’accompagnait. Celle à qui il avait promit de ne rien faire aux apôtres de la congrégation. Crachant une nouvelle fois du sang, il se massa la joue et reporta son attention à la scène qui prenait un cours autre que celui dont il s’imaginait tantôt dans sa petite tête. La Dolores, mine de rien, elle clashait fort ce qui n’était pas pour le déplaire. Un sourire naissait doucement sur son visage alors que sa langue tâtait la rangée de ses dents pour s’enquérir un peu de ce qui lui faisait tant mal. Heureusement pour lui que son imagination ne reflétait pas la réalité ici. Sans quoi, il aurait très certainement trahit la Noah qui l’accompagnait en bousillant le type. Celle-là même qui se complaisait à piailler sur l’autre con qui ne se laissait pas non faire. Lui, ses jours étaient comptés. Et ça, il ne le savait pas encore. Soupirant, il se mit à manger sa viande bien saignante comme si de rien était, pendant que les gens s’agitaient ici et là. Ce qui était un peu ennuyant… Et très bruyant. Il se consolait un peu dans sa viande qui avait été très bien préparé par contre. Généralement, les bouffes de taverne étaient misérables, mais là, chapeau, ils faisaient de bons trucs. Ainsi donc, il se donna le courage de s’hasarder sur un végétal, lorsque qu’il fut presque trainé de force par la furie qu’il avait pour compagne. Sans rien comprendre. Mais il n’avait pas bronché. Il valait mieux vu son l’état chaotique dans lequel elle était. C’est bizarre, mais il aurait juré qu’elle aurait buté les exorcistes sur le champ. M’enfin, peut être voulait-elle s’amuser plus longtemps. Sans comprendre le pourquoi du comment, ils embarquèrent dans une chambre suivit du propriétaire des lieux apparemment furax qu’on squatte sa propriété de la sorte. A la volée, Lo lui jeta deux trois pièces, histoire qu’il se calme. L’effet escompté s’en suivit. Alors qu’il cherchait tranquillement de quoi poser ses fesses, il s’fit menacer le zizi une énième fois -A croire qu’elle faisait une fixation dessus depuis le début de leur rencontre- et la laissa prendre son bain en toute tranquillité, trop occupé à baver sur la nourriture –Le seul point où on pouvait voir un Lo complètement comique-. S’asseyant sur une chaise, il s’empara donc de l’assiette qu’il vida en deux temps trois mouvements, tout juste avant que Dolores ne sorte du bain. Elle était moins sexy en pantalon, mais son débardeur faisait bien de mouler ses gros seins qu’il n’avait de cesse de regarder avec une lueur de lubricité dans les prunelles.

    • Mais c’est bien ça… Tu deviens bien l'une des nôtres. J’aime que tu t'investisses comme ça, disait-il en effectuant un petit applaudissement improvisé, le tout sous un petit sourire bien à lui. Pour les exorcistes, c’est comme tu veux, c’est ton affaire à présent, non… ?

    Il n’avait pas parlé du sujet concernant la distraction qu’ils auraient à effectuer ce soir, du moins, pas pour le moment. A son tour et en silence, Jan avait fini par occuper la salle de bain. Quand on y repensait, on se demandait comment elle avait su que cette chambre était vide. Peut être avait-il des indications qu’il aurait loupé ? Parce que lui avait passé son temps à dormir à la belle étoile depuis qu’il était dans la région tout en considérant la mer pas trop lointaine, comme sa baignoire géante. Par contre, lui n’avait pas de vêtements de rechanges. C’était bête, mais c’était comme ça, tant il n’y avait pas pensé. Aussi, sortit-il de la douche, complètement nu, quelques goutes d’eau glissant sur ses muscles saillants. Il ne lui avait pas demandé son avis, pour ne pas dire qu’il s’en fichait complètement, non. Parce que sans hésitations apparentes, Lo s’était jeté corps et âme sur elle comme un chien enragée sur un bout de viande succulent. Il l’avait plaqué au lit tout en la dénudant avec véhémence. Elle voulait une distraction autre que le sommeil ? Elle allait l’avoir sans problèmes. C’est ainsi que jouant de sa force physique plutôt colossale, le Noah de la désolation pu soumettre sa parente à ses quatre volontés. Elle le lui devait bien hein. Recouverts d’un drap lourd qu’il avait balancé sur eux, il ne pensait qu’à lui et se versa complètement dans une relation on ne peut plus torride. Les détails, je vous les passe encore une fois. Si bien que quelques heures plus tard, il était toujours nu, l’entrejambe satisfait, entrain de savourer un cigare sur le lit, sourire vainqueur aux lèvres sans s’occuper de l’état de sa compagne. Qu’elle était traumatisé, satisfaite, contente ou malheureuse, cela lui importait peu. De toute façon, il ne doutait pas de sa virilité, non. La seule chose qui l’avait intéressé, c’était de se satisfaire lui. Ce qu’il avait réussi à faire. Alors qu’il tirait une taffe, le torse redressé et le reste du corps abandonné au lit, l’on toqua à leur porte. « Vous pouvez entrer » Porte qui s’ouvrit dès lors doucement, avant de se refermer tout aussi silencieusement. La serveuse au gros cul qui lui avait apporté de la nourriture se présenta devant le lit qui auparavant avait subi un élan torride de violence et d’érotisme. Au début, il eut été un peu surpris de la voir se présenter, là, comme ça. Ce n’est qu’un instant plus tard qu’il se mit à sourire grossièrement, se rendant compte qu’il s’agissait d’une akuma de niveau 2 à qui il portait plus ou moins attention et qui avait sans doute buté la jeune femme pour se servir de son corps. Elle savait. Elle savait que son maitre aimait la bonne chair. Aussi s’était-elle habillé d’un simple tablier. Le reste de son corps était complètement dénudée. Malheureusement pour elle, il venait d’étancher sa soif sexuelle pour ce soir là, aussi lui ordonna-t-il de parler :

    • Maitre disait-elle de sa voix faussement innocente, nonobstant très intimidé, j’ai nettoyée toute la taverne et je sais où se trouve les innocences…

    • T’as tuée toutes les personnes de cette taverne ? M’enfin… Et où se trouvent-elles ?

    • Au… Au fond de la forêt, vers le troisième village des autochtones. Les exorcistes sont déjà en chemin et…

    • T’entends ça Dolores ? dit-il gaiement en tapant sur l’une de ses fesses, t’as tout ce qu’il te faut pour t’amuser. Moi j’vais dormir.

    Et sans autres formes de procès, Lo jeta son cigare par terre tout juste avant de se coucher devant les deux femmes.
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